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Anarchie des dos-d’âne à Casablanca: la réponse de la Ville se fait attendre

Les dos d’ânes font partie du paysage casablancais. Disposés parfois par dizaines dans un même périmètre, ils ne respectent presque jamais la réglementation qui est pourtant bien là.

Cauchemar des automobilistes, les ralentisseurs de vitesse, communément appelés dos-d’ânes pullulent à Casablanca. De dimensions différentes, ils sont souvent dispersés sans aucune harmonie ou logique.

Pourtant, une loi s’applique bien à ces ralentisseurs, nous explique Bouazza Kherrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC). «La loi englobe quatre aspects importants ; d’abord la signalisation, avec l’installation d’un panneau avertissant sur la présence d’un ralentisseur. Ce dernier doit d’ailleurs impérativement être coloré. Puis les dimensions, à savoir l’épaisseur et la largeur, sont elles aussi détaillées», explique notre interlocuteur.

Un arrêté conjoint du ministre de l’Équipement et des transports et du ministre de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, publié au Bulletin officiel n° 5636 du 5 juin 2008, fixe les caractéristiques de ces ralentisseurs. Ils doivent ainsi répondre à la norme (NM 13.1.204-200) portée par L’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR).

Les autorités doivent sévir

Les appels d’offres du ministère de l’Équipement reprennent cette norme. Un appel d’offres relatif aux travaux de la signalisation routière dans la ville d’Assilah, détaille dans ce sens, que la réalisation de bandes réductrices de vitesse (dos d’âne) devra se faire «en enrobes bitumineux sur une épaisseur de 4 cm», comprenant aussi l’application de deux couches de peinture sur lesdites bandes, afin notamment qu’elles soient visibles pour les automobilistes.

Mais ces bandes réglementaires ne sont pas les seules à parsemer les routes. Souvent elles sont en bétons armés, plus épaisses et d’une largeur insuffisante pour assurer un bon freinage. «Ce ne sont plus des dos d’ânes carrément», dénonce le président de la FMDC. «Elles bloquent la circulation au lieu de la fluidifier. Elles sont souvent à l’origine de carambolages et peuvent provoquer d’importants dégâts sur les véhicules à long terme», poursuit-il.

En périmètre urbain, ces ralentisseurs sont posés par les collectivités territoriales dans des zones bien définies, notamment près des écoles ou des hôpitaux, nous explique Bouazza Kherrati. «Mais il est devenu monnaie courante de voir certains en installer devant leurs habitations», s’insurge notre interlocuteur.

Le président de la FMDC souligne que tout citoyen peut déposer une plainte directement auprès du pacha, s’il constate qu’un dos d’âne ne remplit pas toutes les conditions stipulées. Mais selon notre interlocuteur, un contrôle plus rigoureux doit être effectué par toutes les parties prenantes, en premier lieu le Conseil de la Ville et le ministère de l’Équipement.

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